Accueil Livre d’or Pour les ami(e)s d’endogirls Soutien, patience et impuissance

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      Petit Bonobo
      Invité

      Je vous écris ce témoignage aujourd’hui non pas en tant que personne atteinte d’endométriose, conjointe ou personne de la famille mais en tant qu’amie. J’ai hésité pendant longtemps avant de vous écrire ce témoignage car je ne me sentais pas forcément légitime de le faire parce que je ne souffre pas, du moins pas physiquement. Je tiens d’abord à vous partager le sentiment qui m’a accompagné pendant longtemps qui est celui de l’impuissance tout le long du processus qu’a connu mon amie, que ce soit lors des crises ou du chemin jusqu’au diagnostic.
      Au départ, je ne connaissais cette maladie que de nom, je ne savais pas ce qu’elle impliquait ni même les effets dévastateurs qu’elle peut avoir sur une personne.

      Je souhaite vous partager une anecdote qui n’est malheureusement pas du tout amusante. Tout d’abord la première fois que j’ai pris la mesure de l’incompréhension médicale vis-à-vis de cette maladie a été le jour où j’ai eu la (mal)chance de pouvoir assister à un rendez-vous gynécologique avec mon amie. Pendant tout le long du rendez-vous, le médecin a été malpoli, incompréhensif, mettant en doute les plaintes de mon amie, et malheureusement, ce rendez-vous-même si c’était une première pour moi a été l’un des dizaines qu’a pu vivre mon amie. Pendant ce RDV je ne savais pas où me mettre, j’étais présente lors des crises qu’elle subissait et pourtant je voyais qu’il ne la croyait pas mais qui j’étais, moi, jeune étudiante qui ne pensait avoir aucun pouvoir sur l’avis déjà formé de ce soi-disant professionnel de la santé pour lui dire qu’il se trompait ? À la fin de ce rendez-vous durant lequel je suis restée silencieuse, mon amie m’a demandé ce que je pensais, elle était au bord des larmes. La seule chose qui me venait à l’esprit c’était qu’il était à côté de la plaque, j’étais énervée, perdue,… . J’avais été témoin de cette douleur et elle ne pouvait pas être psychologique. La seule chose que j’ai pu faire c’est la soutenir, qu’elle continue d’avancer, à chercher ce qu’elle avait.
      (Petite anecdote assez « drôle » quelques mois plus tard, ce même « médecin » a rappelé mon amie parce que suite à son diagnostic (fait pas un autre médecin), elle devenu un cas « intéressant » pour lui.)

      Que ce soit à l’université, pendant nos sorties, dans les endroits publics, les crises arrivaient à n’importe quel moment, n’importe quel lieu, l’endo est là et elle gâchait les moments que l’on pouvait partager. Je ne lui en veux pas, au contraire c’est à ce sentiment d’impuissance que j’en veux, il n’y a pas de manuel pour nous aider, nous les amies, la famille, les amoureux pour nous guider et nous dire ce que l’on peut faire pour aider les personnes qui comptent pour nous. La seule chose qu’il nous reste c’est la patience, le soutien moral et c’est si peu.

      Pour conclure, je dirais que croire les personnes de notre entourage, les épauler, être patient avec eux et apporter notre soutien moral sont les choses les plus important que nous pouvons faire. Ce processus m’aura appris beaucoup de chose, je ferai beaucoup plus attention aux personnes de mon entourage, j’encourage les personnes qui souffrent que ce soit de l’endo ou d’une autre maladie à aller chercher plus loin, un avis médical n’est pas marqué dans le marbre, et si vous souffrez continuer à chercher jusqu’au moment où vous trouvez parce que personne d’autre n’est dans votre corps. Pour terminer je ne dirai qu’une seule chose, écoutez-vous mais écoutez aussi votre entourage proche.

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